La disparition des zones froides aggraverait le réchauffement climatique

La fonte des banquises de l’Arctique et de l’Antarctique, ainsi que la disparition à plus ou moins brèves échéances des glaciers situés dans les régions de hautes montagnes risquent d’avoir des conséquences tout aussi grave si ce n’est plus que celles des grandes forêts tropicales et équatoriales. En effet, si la disparition des grandes forêts tropicales ferait disparaître un des principaux filtres de l’atmosphère, notamment par la capacité qu’auraient les végétaux d’absorber le CO2 contenu dans l’atmosphère, la disparition des régions polaires en tant que régions froides verrait ainsi disparaître la principale source de refroidissement de l’atmosphère. Ainsi sans ces régions froides, l’atmosphère qui a la capacité de stocker de la chaleur grâce à l’effet de serre verrait chaque année la quantité de chaleur stockée dans ses différentes couches augmenter de plus en plus.
Ainsi d’une année sur l’autre l’atmosphère stockerait plus de chaleur, tout en perdant moins chaque année du fait de la réduction voire de la disparition des zones froides dans de nombreux endroits du monde (fonte des glaciers). Ainsi par la disparition des régions froides de la planète, le réchauffement climatique pourrait maintenir sa croissance par ses propres moyens, qui serait aussi favorisé par l’accroissement des zones désertiques ainsi que l’action des milliards de tonnes de CO2 émis chaque année dans l’atmosphère par les activités humaines, qui vont densifiés un peu plus chaque année la couche de CO2 qui cause l’effet de serres.