Crise incendiaire en Amazonie

Les immenses incendie qui depuis le début du mois d’août ravagent l’Amazonie n’ont été porté à la connaissance du public international que lorsque, le 19 août 2019, un immense nuage de fumée a obscurci pendant plusieurs heures la mégapole de Sao Paulo, situé pourtant à plusieurs centaines de km de l’Amazonie méridionale.
Apprenant cela, l’opinion internationale s’est émue, et de nombreuses personnalités dans le monde se sont mobilisés et demandés aux autorités brésiliennes de réagir pour stopper ces incendies. Parmi ces personnalités, le président français Macron a été un des plus virulent pour demander aux gouvernement brésilien d’intervenir, disant même que la France pourrait ne pas ratifier le traité de libre-échange entre le Mercosur et la CEE, si le Brésil ne prenait aucune mesure pour préserver l’Amazonie et favoriser sa reforestation. Ces paroles ont interloqué le président brésilien Bolsonaro, qui a rétorqué que l’Amazonie était au Brésil et aux Brésiliens, et que l’attitude du président français était celle d’un interventionniste et colonialiste, digne la première moitié du siècle passé.
Cette susceptibilité nationaliste du président brésilien n’est pas à propos, car le président français n’a nullement remis en cause le fait que l’Amazonie soit brésilienne, mais a demandé au gouvernement brésilien de prendre des mesures urgentes pour préserver cette immense forêt. Ce problème montre à quel point le Brésil qui dispose de la plus grande bio-diversité au monde, a un gouvernement qui s’apprête à sacrifier cette bio-diversité au profit de quelques variétés de soja et de bovidés. Or le choix d’un élevage et d’une agriculture extensives, que l’actuel locataire du Palais de l’Avorada souhaite favorisé en Amazonie, et un choix en faveur d’une agriculture digne du western Nord-américain de la fin du 19eme et 20eme siècle. En privilégiant une agriculture extensive en Amazonie, au lieu d’inciter les régions du Sud-Est et du Nord-Est à développer une agriculture intensive, le président brésilien ne favorise pas le progrès de son pays, et par conséquent maintient son sous-développement..
De plus, au lieu de signer automatiquement des décrets pour annuler toutes les lois de protection de l’Amazonie et des minorités autochtones qui s’y trouvent, le gouvernement brésilien devraient prendre un décret qui fixent le prix de l’hectare en Amazonie au même prix qu’un hectare dans la Napa Valley ou la Champagne viticole, et de supprimer la loi qui permet à tout brésilien pouvant prouver avoir séjourner un certain nombre d’année dans un terrain en Amazonie, d’en obtenir le titre de propriété, que ce terrain fasse 1000 m² ou 100000 ha, ou alors de limiter cette possibilité à 1 ha. Et il est évident que les personnes voulant devenir propriétaire en Amazonie, ne doivent pas avoir été impliqué dans des conflits avec les populations amérindiennes ou des affaires d’orpaillages illégales.
Ainsi l’état brésilien propriétaire légitime et incontesté de l’Amazonie, pourrait mettre une politique écologique de développement de l’Amazonie.

Incendie en Amazonie