L’écologie a-t-elle besoin de la science?

On entend de plus en plus parmi les écologistes dire qu’il faut prendre en considération ce que dit la science sur les changements climatiques. C’est oublier que l’écologie est une science, celle des écosystèmes, et que à la base un écologiste serait un scientifique, à même d’expliquer à l’aide de sa propre science ce qu’il est en train d’advenir de l’écosystème et du biotope terrestre. Toute autre science ne devant servir qu’à appuyer ou confirmer sa thèse écologique. Or il est clair que bien peu nombreux sont les écologistes actuels qui ont véritablement étudié à l’école ou en université les tenants et aboutissant de la science écologique.

De fait la plupart des écologistes sont simplement des personnes qui souhaitent préserver la nature et la biodiversité de la Terre, sans avoir de connaissance scientifiques spécifiques concernant les écosystèmes naturels. De fait, il n’est nul besoin d’étudier le processus de formation d’un gisement de charbon ou les interactions entre les insectes et le monde végétal pour vouloir préserver une forêt  ou empêcher l’exploitation minière d’une région. Maintenant il est clair que si une science comme la météorologie,  l’agronomie ou tout autre science à des recommandations à dire en faveur de l’écologie, il faut les prendre en considérations.

Cependant, le mot « science » pas plus que le mot « écologie », ne doivent être des mots « sésame » qui servent à faire taire toute opposition à une activité, quel qu’elle soit, comme autrefois le mot « civilisation » a été le mot qui fit taire en Europe toute opposition aux entreprises coloniales européennes ; tout comme aujourd’hui le mot « science » permet au Japon d’obtenir chaque année un quota de pêche à la baleine, une espèce menacé d’extinction, alors que les autres pays n’y ont pas droit. Ainsi le mot science justifie de nos jours la pêche à la baleine, l’envoi d’œuvre d’art dans l’espace, tout comme hier il a justifié le colonialisme, le racisme ou même le communisme. Ainsi pratiquement chaque activité humaine, de celle du professeur des écoles, en passant par celle du politicien, du médecin, de l’astronaute et jusqu’au pêcheur de baleines peut se revendiquer d’une science. Or si on sait que l’écologiste se fonde sur la science de l’écologie, le mathématicien sur la science mathématique, le politicien sur la science politique, on ne sait pas sur quelle science le pêcheur japonais se fonde pour réclamer le droit à pécher la baleine. De plus le problème de la pêche à la baleine des japonais  non seulement illustre un reste d’apartheid, puisque les japonais développent des connaissances scientifiques dans la pêche à la baleine qu’ils ne partagent pas avec les autres peuples, qui eux n’ont pas le droit ni les moyens de pêcher à la baleine, mais aussi la confusion qui existe entre le savoir technique et le savoir scientifique. En effet, on peut très bien savoir pécher à la baleine et être complétement analphabète. Ainsi on peut très bien avoir un énorme savoir technique dans tel ou tel domaine et ne rien savoir de la science qui s’y rattache. Maintenant le fait que nombre d’écologiste réclame que la préservation de la nature se fasse en fonction de ce que dit la science, n’est probablement pas parce qu’ils vénèrent la parole scientifique, mais parce qu’ils considèrent que la science a des arguments indiscutables. Or si la science avait des arguments qui ne reposent pas sur des thèses intrinsèquement exactes et objectives, elle ne serait pas différente d’une dictature ou d’une secte.

Cependant revendiquer pour l’écologie la science peut signifier simplement vouloir agir en fonction de fait établi scientifiquement et non sur des convictions ou des opinions dignes des chamanes ou des druides des temps anciens. Toutefois, de même qu’il fut nécessaire de remettre en causes les idéologies politiques de dictatures ou de totalitarisme, de même il est nécessaire de contester des thèses scientifiques lorsque leur fausseté devient apparente. Or si une thèse scientifique est fausse, elle n’est pas scientifique, et de fait tout le monde peut la contester comme pour la prétendue origine fossiles des hydrocarbures ou l’existence du mythique  continent Gondwana. En effet, si on considère la thèse du Gondwana et la thèse de la tectonique des plaques qui en découle comme réelle, alors  on considère que les continents se déplacent, cela signifient qu’ils échappent à la loi de la gravité décrite par Newton, et que donc de fait ils se meuvent selon une force et une énergie qui leur sont propres et qui devrait pouvoir se quantifier par la formule quantifiant l’énergie d’Einstein. Sans oublier que le mouvement d’un continent doit s’expliquer et se décrire non seulement selon sa surface géométrique, mais aussi son volume géométrique. Ainsi, tout comme un iceberg, un continent représente une gigantesque quantité de matière que l’on ne voit pas, qui si il heurtait au cours d’un déplacement un autre continent, à l’endroit où les continents se heurteraient, les pressions exercées en surface comme en sous-sol seraient telle que il ne pourrait pas y avoir de poche de gaz ou de pétrole. Et paradoxalement, c’est en périphérie des continents, là où les continents semblent se heurter que l’on trouve les plus grands gisements de hydrocarbures comme le Moyen Orient, les Caraïbes ou les Archipels de l’Insulinde. Evidemment si on considère que les hydrocarbures sont des produits organiques, qui n’entrent pas dans l’équilibre géologique, la tectonique des plaques peut apparaître comme vrai. Et ainsi le Co2 serait le seul responsable du l’effet de serres. Autrement la thèse de la  tectonique des plaques est fausse et les gisements d’hydrocarbures un rôle important dans l’équilibre géologique.